De l’Internet des Choses à l’Internet de Tout

Lors de mes différentes lectures je suis tombé sur une nouvelle notion qui doit à terme prendre le relai de l’Internet des Choses. Aujourd’hui, d’après les théoriciens de l’Internet nous sommes dans l’ère de l’Internet des objets (IdO), l’Internet des Choses ou encore l’Internet of Things (IoT) que nous avons déjà évoqué sur ce blog.

D’après Cisco une entreprise réputée de composants réseaux en tout genres, nous commençons tout juste à entrer dans un nouveau domaine: l’Internet of Everything (IoE) ou l’Internet du Tout (IdT).  Dans cette théorie de l’évolution de l’internet, les choses vont prendre conscience du contexte, la puissance de traitement va s’accroitre et les capacités de détection vont être bien plus importantes.

Pour arriver à l’Internet de Tout il faut partir de l’Internet des Choses. Si aux objets et aux choses interconnectées vous faites rentrer dans la ronde les personnes et les informations le jeu devient bien plus palpitant et vous obtenez un réseau de réseaux, où des milliards voire des milliards de milliards de connexions vont créer des possibilités sans précédents et donner ainsi aux choses qui étaient jusque là silencieuse… une voix.

Cisco affirme dans leur « Internet of Everything » qu’en réunissant des personnes, des processus, des données et des choses pour établir des connexions réseau on crée des connexions plus pertinentes et plus utiles que jamais. L’information se transforme en actions qui créent à leur tour de nouvelles capacités, des expériences plus riches et  des opportunités économiques sans précédent pour les entreprises, les individus et les pays.

Dans cette définition il y a un aspect important de l’IoE et qui la différencie de l’IoT. La notion qui émerge est le concept des «effets de réseau». Plus il y a de choses, de personnes et de données qui deviennent connectés les unes aux autres, plus la puissance de l’Internet augmente et elle le fait de façon exponentielle. Cette théorie et connue sous le nom de «la loi de Metcalfe».  La Loi de Metcalfe est une loi théorique et empirique énoncée par Robert Metcalfe fondateur de la société 3Com et à l’origine du protocole Ethernet.

L’utilité (ou la valeur) d’un réseau est proportionnelle au carré du nombre de ses utilisateurs.

Le schéma ci dessous nous permet d’appréhender facilement cela avec l’exemple concret du téléphone. Avec 2 téléphones on ne peut faire qu’une seule connexion, avec 5 téléphones on peut faire 10 connexions, et avec 12 on peut faire 66 connexions.

La Loi de Metcalfe dit simplement que plus il y a d’utilisateurs dans un réseau, plus ce réseau aura de la valeur. En substance, la puissance du réseau est supérieure à la somme de ses éléments, ce qui rend l’Internet de Tout, incroyablement puissant.  C’est une autre manière de voir que l' »union fait la force » en quelque sorte.

Bon cela est à relativiser car en plus de la difficulté de pouvoir quantifier la «valeur» d’un réseau, la justification mathématique de la loi de Metcalfe ne mesure que le nombre potentiel de contacts, c’est à dire, le côté technologique d’un réseau. Cependant, l’utilité sociale d’un réseau dépend du nombre de nœuds effectivement en contact. S’il y a des barrières linguistiques ou d’autres raisons pour lesquelles une grande partie d’un réseau ne sont pas en contact avec d’autres parties, l’effet peut être bien plus petit.

En clair, s’il y a des freins dans la communication vous avez beau mettre tout ce beau monde ensemble vous n’aurez pas beaucoup de valeur ajoutée.  C’est un peu le cas de la domotique qui a tout intérêt à trouver un mode de communication, une technologie, un protocole commun (ou bien à la limite des passerelles pour pouvoir être interopérable dans un premier temps) si elle veut proposer sa juste valeur.

L’Internet des Tout est basé sur l’idée que les objets du quotidien peuvent être lisibles, identifiables, localisables, adressables et contrôlables via l’Internet. Bien que le marché définit l’Internet de Tout en terme d’objets du quotidien connectés, et qu’il y a un consensus à ce niveau, la nature de la connexion reste à déterminer.

A votre avis, est-ce l’Internet of Everything est juste un autre mot à la mode, va-t-il changer le monde, ou est-ce que cette notion se situe quelque part entre les deux?

Source : Cisco, Wikipedia

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3 commentaires

  1. enr37 a dit:

    Cette notion peut être une donnée intéressante et qui valide cette analyse comme par exemple Netatmo. Cela pourrait permettre via des données semi perso météo/publique-localisation/perso d’augmenter la base de connaissance des météorologues.
    Là où personnellement je commence à trouver cela dangereux (mais grâce a toi, je n’en suis qu’au début de ma réflexion/débat), c’est l’inter-action entre ces multitudes de données. Imaginons qu’une tablette google puisse communiquer avec un réfrigérateur electrolux qui a choisi android comme OS. Je sors ma dernière plaquette de beurre et me voici avec une pub pour Président ou Elle et Vire. Bref, tout réseau, on le sait peut être attaquable (avec plus ou moins de difficultés). Si ça me gonflerai de savoir que zodianet ou connected object ont été attaqués, la probabilité pour que cela serve a un cambriolage sont faibles. L’attaque d’un réseau où la TV serait relié au réfrigérateur et pourquoi pas au réseau d’eau ou EDF serait à mon avis bien plus grave. J’attends donc de voir quels objets serait concernés et quels systèmes de sécurité pourraient être mis en place avant de me réjouir. Si la techno de minority report m’a fait fantasmer, son application et utilisation m’ont fait flipper. Je sais, c’est de la science fiction, mais le sous marin de 20000 lieux sous les mers aussi… Bref, wait and see.

    12 novembre 2012
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