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Connaissez-vous les objets connectés?

Connaissez-vous les objets connectés?  C’est à peu près la question qui a été posée à un panel de français pour tenter de connaître un peu la réalité de nos concitoyens face aux objets connectés dont on nous parle sans cesse. 2 études récentes début janvier et décembre 2013 permettent un peu plus de se faire une idée de la percée de ce concept et de ces produits dans nos vies.

Un objet connecté à Internet est un objet qui capte des données et les transmet par Internet auprès d’une plateforme pour pouvoir les analyser et les restituer sous forme visuelle ou statistique pour l’utilisateur. Cette connexion peut se faire à partir de l’objet lui-même ou par le biais d’un smartphone, tablette ou encore de son réseau wifi à la maison.

L’étude réalisée en ce début d’année par CSA pour le compte d’Havas Media indique que 81 % des Français ont déjà entendu parler des objets connectés sans savoir forcément ce que c’est bien que tout de même la plupart savent de quoi il en retourne lorsque l’on évoque le terme « d’objet connecté ». Le panel des gens interrogés étaient 634 internautes de 15 à 49 ans.

objets-connectes

Des 81% de l’ensemble des personnes interrogées qui en ont déjà entendu parler, la répartition par sexe Homme/ Femme annonce des scores 88% / 74% et celle par âge indique 89% des 15-29 ans / 75% de des 30-49 ans.

Lorsque l’on creuse un petit peu l’étude montre qu’uniquement 1 internaute sur 2 de 15-49 ans sait ce qu’est un objet connecté. On est en fait à un peu plus de 1 sur 2. On est à 55% de personnes qui connaissent au moins un terme proposé et savent ce que c’est.  4 termes sont proposés et la connaissance du panel des sondés ressort une connaissance de l’Objet connecté (45%), des objets interactifs (41%), des objets intelligents (32%) et de l’internet des objets (18%).

La connaissance de l’objet connecté provient de 3 sources principales :

  1. Emissions, reportage dans les médias 49%
  2. Amis, famille 35%
  3. Publicité 29%

Le fait que la publicité soit un canal d’information arrivant dans le top 3 des sources d’enseignement est à mettre en parallèle de la bonne perception des objets connectés déjà commercialisés: 6 objets sur 11 sont reconnus comme déjà commercialisés et ce par au moins 4 personnes sur 10.  On retrouve les chiffres suivants relatifs au % de personnes qui pensent que le produit est déjà commercialisé en France ou dans un autre pays :

  • Montre = 71%
  • Voiture = 62%
  • Réfrigérateur = 45% 
  • Pèse-personne = 45% 
  • Bracelet = 42% 
  • Lunettes = 38% 
  • Stylo = 26% 
  • Textile, vêtement = 21% 
  • Fourchette = 15% 
  • Chaussures = 14% 
  • Brosse à dents = 14%

La maison connectée n’est pas présente parmi les objets.  Peut être est-elle considérée comme étant trop vaste pour être considérée comme un objet à part entière.

Encore une fois l’automobile est le secteur qui a réussi à faire passer le message le plus largement répandu de sa connexion. La voiture est l’objet le plus plébiscité : 71% des sondés sont intéressés par la voiture connectée. C’est le premier objet pour les homes comme pour les femmes (H 68% / F 54%).   Il est intéressant de voir la répartition H/F concernant un objet de mode telle que la montre.  Cet objet arrive en 2ème position et la répartition par sexe est la suivante : H=60% / F=39%

Dans l’ordre les objets les plus plébiscités on retrouve:

  1. Voiture 61 % 
  2. Montre 49% 
  3. Réfrigérateur 48% 
  4. Lunette 38% 
  5. Pèse personne 38% 
  6. Stylo 36% 
  7. Bracelet 35% 
  8. Textile vêtement 32% 
  9. Chaussures 28% (H=32 / F=25) 
  10. Brosse à dents 25% 
  11. Fourchette 19%

En dépassant l’intérêt on arrive à l’intention d’achat.  Cette donnée est très importante à considérer si l’on souhaite se lancer sur le créneau. Par objet, voici les % de personnes qui seraient à même de passer à l’acte d’achat:

  • Montre : 31% 
  • Voiture : 27% 
  • Bracelet : 27% 
  • Lunettes : 24% 
  • Réfrigérateur : 23%
  • Stylos : 23%

  • Chaussures : 22% 

  • Textile, vêtement : 22%

  • Pèse-personne : 22% 

  • Brosse à dents : 20%

  • Fourchette : 14%

LE souci lié à es objets connectés, LA considération qui est examinée avant achat est sans surprises le respect de la vie privée.  Ou plutôt la violation de la vie privée qui peut en découler. 78% pensent que cela peut nuire à la vie privée (dont 31% de tout à fait d’accord) Une appréhension plus importante chez les jeunes générations 83% des 15-29 ans contre 75% pour les 30-49 ans.

Malgré cela des avantages leur sont concédés:

  • Les objets connectés me permettront de retrouver mes informations numériques n’importe où et n’importe quand : 78% (ST d’accord) / 23% de tout à fait d’accord 
  • Les objets connectés sont synonymes de progrès : 75% (ST d’accord) / 26% tout à fait d’accord 
  • Les objets connectés faciliteront la vie pratique au quotidien : 71% (ST d’accord) / 20% tout à fait d’accord 

Entre les avantages et les inconvénients la balance pèse tout de même en faveur du développement des objets connectés. 63% sont favorables à leur développement (72% H / 54% F) (ST favorables) / 14% très favorables.

Cela dit l’image des objets connectés doit toujours être peaufinée.

Pour éviter que les objets connectés ne soient perçus comme des gadgets, une communication pédagogique doit être entreprise car la grand majorité les considèrent comme n’étant que des gadgets : plus 69% (ST d’accord) / 65% d’hommes, 73% de femmes.

La communication qui les entoure ainsi bien entendu que les efforts des industriels doivent également briser une image qui colle à la peau : ils sont compliqués. A la question “Je crains que ça soit trop compliqué à utiliser”, 45% sont d’accord. La répartition H/F donne : 37% d’hommes / 52% de femmes. Cette crainte diminue avec l’appétence technologique.

Comme lorsque l’on dit que la domotique est la maison du futur, l’objet connecté est considéré comme un produit.. de demain. Leur généralisation est perçue à un horizon plus ou moins éloigné:

  • A très court terme, d’ici 1 à 2 ans = 24 % 
  • A moyen terme, d’ici 5 ans = 57% 
  • A plus long terme, d’ici 10 ans = 19%

Ces chiffres nous montrent que les objets connectés commencent à percer. En fait c’est surtout leur image qui se développe: on en parle comme d’un objet à venir.  C’est déjà un bon chemin de fait pour les industriels.  Il reste ensuite un bon bout de route à faire afin qu’ils soient considérés comme des objets normaux plutôt que comme des gadgets. La qualité de produits s’améliorant et les fonctionnalités offertes s’étoffant, la route empruntée est la bonne.

Selon une seconde étude réalisée en décembre 2013, réalisée par l’IFOP pour L’Atelier BNP Paribas, est quand à elle plus accès sur les objets connectés liés à la santé. D’après elle seuls, 11 % des Français disposeraient d’un objet connecté.  tels que des balances connectées, des montres connectées, des tensiomètres connectés ou encore des capteurs d’activités. Toujours selon la même étude, le nombre des utilisateurs de ce type d’appareils pourrait tripler d’ici 3 ans, et toucher à cette date 11 millions de Français. L’adoption par les consommateurs de ces objets reste faible.

Cette étude montre que 88% des personnes déclarant ne pas disposer d’un objet connecté à Internet, soit 89% de l’échantillon, n’envisagent aucunement d’acquérir un objet connecté dans les trois prochaines années pour les raisons suivantes:

  • Je ne suis pas convaincu de l’efficacité de la mesure: 50%
  • J’aurais une impression d’intrusion dans mon quotidien: 29%
  • J’ai peur de l’utilisation inadéquate des données (par des tiers non autorisés, comme l’Etat, les assurances, les groupes…: 24%
  • J’ai peur d’un contrôle constant pouvant devenir une source d’inquiétude: 19%
  • J’ai peur d’avoir des difficultés à m’en servir: 12%
  • J’ai peur de la dépendance (comme pour les smartphones): 10%

A l’inverse, les personnes convaincues et clientes ne voient pas de souci à partager leurs données. Aujourd’hui parmi les personnes disposant d’un des objets connectés à Internet et effectuant un suivi régulier des données recueillies, soit 7% de l’échantillon, ils sont 61% à bien vouloir partager les données recueillies grâce à les objets connectés que ce soit avec leur médecin et/ou des personnes du corps médical (29%). La volonté de partage avec des proches ou d’autres utilisateurs récolte de manière surprenante le même score de 16% chacune.

Un autre point transparaît dans ces études : même si l’utilité de ces produits n’est pas contesté, les clients ne les achèteront qu’à partir du moment où leur prix restera abordable.  83% n’accepteraient pas de payer pour accéder par exemple à des services de santé comprenant des objets connectés, une plateforme de collecte et d’analyse, et un suivi médical. L’abonnement eu sus de l’achat est très mal perçu.

Les (ex)gadgets oui mais pas n’importe comment ni à n’importe quel prix!

Sources : CSA, IFOP

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