Big Data et Objets Connectés, de réelles opportunités pour la Smart Home7 minute(s) de lecture

Révolution numérique, big data et objets connectés. Voici quelques termes en vogue ces jours-ci que l’on entend lorsque l’on ouvre un journal, que l’on consulte Internet ou bien que l’on suive une émission TV. Compte tenue de l’actualité, le sujet est d’autant plus intéressant que l’on n’a pas fini d’en entendre parle. Entre les multiples rencontres, les diverses conférences, les portes ouvertes chez les startups ou encore l’inauguration prochaine de la Cité de l’Objet connecté ce secteur est en pleine ébulition. Il aspire à une certaine maturité mais apporte aujourd’hui ses ambitions et ses promesses. Pour la Smart Home c’est autant d’opportunités qui n’attendent qu’à se transformer en belles histoires.

Un objet connecté… à la croissance

Les objets connectés et le big data sont des activités prometteuses. Ce n’est ni Google ni Apple qui contrediront cette affirmation. Le premier a fait son annonce de proposition technologiques la semaine dernière. Apple quand à lui, est attendu dans les prochaine jours.

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Concernant l’économie des objets connectés, tous secteurs économiques confondus, les chiffres annoncés sont vertigineux. 74 Mds € tels est le potentiel de création de valeur que l’Internet des objets peut apporter en France en 2020. Si l’on regarde un peu plus loin, en 2025 soit uniquement 5 ans plus tard, il faut plutôt tabler sur 138 milliards d’euros ce qui représente tout de même 7 % du PIB de la France.

Encore une fois ce n’est qu’une estimation basée sur un avenir qui peut être le notre si les conditions favorables au développement de cette nouvelle composante du tissue économique sont remplies. Plusieurs acteurs ont communiqué des chiffres concernant les objets connectés et le big data. Les violons doivent être accordés afin de présenter des estimations concordantes.

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Un secteur en pleine construction

En 2020 rien ne nous assure que l’on atteindra ce chiffre. Avec des personnalités du secteur, le cabinet A.T. Kearney a travaillé sur le sujet au sein de l’institut Montaigne afin de nous faire parvenir leur vision des apports économiques du big data et des objets connectés.

L’institut Montaigne est un est un think tank indépendant. Sa vocation est d’élaborer des propositions concrètes dans les domaines de l’action publique, de la cohésion sociale, de la compétitivité et des finances publiques.

L’institut Montaigne, qui propose une récente étude, ne s’arrête bien évidemment pas sur des présentations descriptives. Après moultes consultations et de nombreuses heures pour mettre en commun les idées, il en découle un rapport qui tente de dresser le profil de cette nouvelle économie: sa définition, ses apportes et ses contraintes. Le rapport intitulé “Big data et objets connectés. Faire de la France un champion de la révolution numérique” décrit comment :

La révolution du Big data et des objets connectés crée d’immenses perspectives de création de valeur mais suscite également des interrogations nouvelles sur la protection des droits des individus. Pour renforcer la confiance entre les acteurs et soutenir le développement de modèles économiques innovants, les différentes parties prenantes doivent saisir les opportunités offertes et travailler en confiance.

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Des défis à relever

Quatre axes de propositions sont présentés afin de donner toutes ses chances au pays et faire de la France un champion de la révolution numérique. Pour l’équipe qui a planché sur le sujet, il convient d’agir sur les 4 axes suivants afin de permettre aux objets connectés et au Big Data de trouver sa place tant dans l’industrie que dans la société. Pour cela, le rapport indique qu’il faut agir sur les axes suivants:

  • Diffuser l’excellence data et numérique au sein du tissu économique français
  • Renforcer la sécurité pour développer la confiance
  • Soutenir une gouvernance numérique forte et l’influence de la France à l’international
  • Répondre aux besoins de compétences des métiers du Big data et de l’Internet des Objets

Le rapport prend le soin de souligner qu’il est indispensable que le développement de l’utilisation du Big data et des objets connectés s’accompagne d’une “réflexion sur ses conséquences sociétales et sur la manière dont les individus, l’État et les entreprises acceptent collectivement de faire évoluer nos société“. Le lien big data / big brother et objet connecté / béquille technologique ne doit pas être celui qui reste dans l’imaginaire des consommateurs ni celui qui est réalité dans la mise en oeuvre par les acteurs industriels ou les fournisseurs de services.

La révolution des objets connectés et du Big data est en marche. Elle va redéfinir en partie notre organisation sociale. Seule la confiance entre tous les acteurs ainsi qu’un sentiment de sécurité, de stabilité et d’assurance permettront à tous de bénéficier sereinement des opportunités offertes.

Le rapport insiste aussi sur le fait que les objets connectés doivent pouvoir communiquer entre eux afin d’offrir des services à forte valeur ajouté. L’objet connecté l’est vraiment que s’il inclut dans sa connexion son petit copain objet d’à côté. Une manière d’arriver à un bon résultat est de faire discuter ces objets via des API. C’est un choix retenu par bon nombre d’acteurs du secteurs. C’est un chemin que doivent à terme emprunter TOUS les acteurs du secteur. La donnée collectée par les objets pourra ainsi être partagée avec d’autres services et apporter de réelles plus values au client.

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La domotique a de belles perspectives devant elle

Si l’on ouvre le rapport et si l’on reprend les chiffres annoncés en tout début d’article, le rapport indique que le plus gros contributeur de valeur est l’objet connecté et le big data appliqué au logement. Ce secteur représente à lui seul 19 des 74 Mds € promis pour 2020 soit un peu plus de 25%. Un peu plus du quart de la valeur des objets connectés seront des objets et des services pour le logement. La Smart Home offre de belles promesses qui ne demandent qu’à être exploitées. Dans 10 ans la proportion diminue un peu à 20% des 138 Mds € attendus. Le logement se fait alors “doublé” par la santé et la mobilité. La domotique a un potentiel important qu’il va falloir exploiter et laisser s’exprimer dans les meilleures conditions.

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Les objets connectés et le big data permettraient de faire gagner du temps à leurs propriétaires. en automatisant tâches, en déléguant les corvées ou en réduisant nos contraintes. Les objets connectés permettraient à chacun de gagner en moyenne près de 5 h par semaine de travail domestique. Ce temps économisé pourrait être utilisé certes pour les loisirs mais également réinvesti dans des tâches plus productives en fonction des facilités des uns et des envies des autres. Il est annoncé que l’on passe presque 21,5 heures hebdomadaires a effectuer des activités domestiques. Les objets connectés nous promettent de réduire ce temps de… 22%.

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En conclusion

Même si  les promesses font rêver (sinon ce ne serait pas de vrai promesses), les objets connectés et le big data ont du pain sur la planche pour assurer leur avenir. Ils doivent se faire connaître, convaincre de leur utilité tout en rassurant le consommateur contre les peurs des multiples dérives. Une équation à multiples inconnues qui n’est pas évident à résoudre.

Les chiffres et les plans d’actions proposés par le rapport de l’institut Montaigne sont tout à fait intéressantes. Impossible de tout résumer en un article. C’est pour cela que je vous le livre à votre perspicace lecture. Le rapport de 220 pages est entièrement disponible sur le site de l’institut Montaigne pour téléchargement et découverte. Bonne lecture!

Si vous êtes plutôt du genre à préférer les résumés, je vous propose l’infographie ci dessous:

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2 Comments

  1. Techologis said:

    Perso, je trouve que l’on met le big data a toutes les sauces. Mais c’est principalement du marketing. Ce qui est important ça n’est pas d’avoir plein de données, c’est de bien les exploiter, d’en tirer de l’information pertinente.
    Et pour gérer des gros volumes de données, les solutions techniques existent déjà en grande partie. Les entreprises qui travaillent dans les telecom (communication), dans le retail (tickets de caisse), web (log de visites) ont l’habitude depuis plusieurs années d’accumuler des milliards de lignes de données et ces sociétés n’ont pas attendu les objets connectés pour trouver des solutions.
    J’ai l’impression que le big data est surtout mis en avant par des gens qui ne savent pas ce que c’est ou qui veulent s’en servir comme d’un outil de vente.
    Voilà c’était mon petit coup de gueule…
    Par contre les objets connectés, c’est un vrai sujet 😉

    jeudi 4 juin 2015
    Reply

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